Bonjour, je suis William, batteur de rock et compositeur. Je vais vous parler du tempo, du battement, du tic-tac du métronome.

C’est lui qui bat la mesure, qui définit la vitesse, et qui donne un repère régulier tout au long du morceau de musique que l’on joue. Le musicien seul s’entraîne avec son métronome pour s’assurer de la régularité de son exercice. En studio d’enregistrement, en répétition ou en concert, on peut utiliser le métronome (aussi appelé « clic ») comme repère pour que le groupe de musiciens joue précisément ensemble.

Un petit exercice pratique : placez-vous près d’une horloge qui décompte les secondes (à trotteuse ou à clignotement), et tapez des mains une fois par seconde, en même temps que votre horloge. Tomber pile au bon moment demande de la concentration, et u

n peu d’entraînement pour que nos mains tapent exactement au moment où on a envie qu’elles produisent un son. Avec nos seules mains, l’exercice n’est déjà pas si facile qu’il en a l’air, alors avec un instrument entre les mains, cela réclame de l’entraînement.

Pour cela le musicien utilise un métronome, un petit appareil qui décompte le tempo (aussi a

ppelé BPM, battements par minute). Pour vous donner un ordre d’idée, le tempo de l’horloge est de 60 BPM : en une minute elle va produire 60 battements. Selon les styles de musique abordés, on aura besoin de changer la vitesse du métronome : une ballade slow se situe entre 60 et 90 BPM, un titre funk entre 90 et 120 BPM, un bon rock entre 100 et 130 BPM, etc. Comme on peut régler la vitesse du métronome à volonté, il nous est permis de nous entraîner à une vitesse plus lente que celle du morceau à travailler. Cela nous permet de résoudre plus facilement les difficultés rencontrées sur certains passages, et gagner en souplesse. Travailler lentement est la clé d’une bonne interprétation, et travailler le plus souvent possible avec votre métronome vous permettra de vous assurer une bonne entente en groupe avec d’autres musiciens.